Le diable court dans la nuit

Des Minis mélodrames de Chantal Galiana et Denis Chouillet

Des musiques, des textes et des chansons de Paul Braffort, Georges Brassens, Robert Desnos, Joseph Racaille, Juliette Guyot, François Béranger, Yanis Spanos,Darius Milhaud, Paul Fort, Marie Noël, 
Bertold Brecht, Kurt Weill ...

                        Et je cousais je cousais je cousais, mon coeur qu’est ce que tu faisais ?

Il fallait bien le vendre le vin alors 
à des allemands

ou à des chinois qu’est ce que ça peut faire ? 

Nous on n’est pas raciste !

Une tempête maintenant, manquait plus que ça !

Vidéo du spectacle

Dernier tango à Bordeaux
Parmi les six «coups de cœur» de sa saison, la Péniche Opéra programme à trois reprises,
Le Diable court dans la nuit un «cabaret musical» produit par la compagnie Louise Lame et le Théâtre 71. Une vingtaine de chansons d’esprit voisin bien que provenant d’horizons très divers (de Poulenc à Joseph Racaille), enchaînées par des textes et saynètes cultivant un humour tout aussi vachard, absurde et décalé, évoquant une ville tour à tour fantastique et cruelle, dont on découvre, dans une seconde partie plus sombre et contestataire, qu’elle porte les stigmates du commerce triangulaire, c’est-à-dire de la traite des esclaves.
Cette ville, c’est Bordeaux, dont Chantal Galiana, actrice et chanteuse, diseuse et conteuse, est originaire. Jouant de sa gouaille elle passe sans peine d’un registre à l’autre durant ces quatre-vingts minutes. A ses côtés, Denis Chouillet, assisté d’un balafon, d’un mélodica et d’un piano-jouet, n’est pas qu’un pianiste accompagnateur, mais un duettiste à part entière,
Bref, une tentative indéniablement attachante et personnelle de marier les genres,  
souvent drôle et émouvante
Simon Corley   - Concertonet The Classical Music Network

Des contes cruels et enchantés 
Sous le titre le Diable court dans la nuit, Chantal Galiana et Denis Chouillet ont concocté un spectacle de style cabaret, « contes cruels chantés et enchantés » mélangeant chansons et petites histoires racontées. 
Ça va vite, très vite, c’est méchant et c’est tendre, on a à peine le temps d’y goûter que 
la suite est déjà enchaînée, on a envie de réentendre mais une autre histoire commence…
Les airs intercalés sont tout aussi ironiques, railleurs, frondeurs : sont convoqués Desnos, Brecht, Weill, Kosma, Brassens, Béranger...
On avait déjà dit par ailleurs tout le bien qu’on pensait de Chantal Galiana, voix atypique et fort tempérament, dans ce type de répertoire. 
Ajoutons-y le piano inventif, quelquefois les arrangements, et souvent les répliques de 
Denis Chouillet, pour obtenir une soirée vraiment roborative
Catherine Scholler  - Resmusica